Dans les chroniques de Seyrawyn, toute puissance ne repose pas sur de grands bâtons dressés vers le ciel.
Certaines sont liées à des formes plus courtes, façonnées pour ceux qui marchent au plus près de l’affrontement.
Le fût Dragovar est né des mêmes rites que Dragulmir, son bois assombri et parcouru de veines comme si quelque chose y demeurait encore. Là où les grands bâtons imposent leur présence à distance, cette forme écourtée répond à un autre appel. Elle est portée par des émissaires, des lanceurs de sorts de guerre et ceux qui doivent frapper autant qu’invoquer.
Sa vocation n’est pas moindre. Elle est concentrée.
Une fois montée d’une tête, la Dragovar devient plus qu’une arme. Elle devient un conduit, une relique compacte de la même force liée, ramenée de la hauteur des rituels à la portée de votre main.
À Seyrawyn, de tels objets ne sont pas offerts.
Ils sont confiés.